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lundi 28 juin 2010

Pas contente !

Jeudi 1er Juillet
Grève des auditeurs de France Inter
nous n'allumerons pas la radio
Et nous le ferons savoir soit :
par écrit : Radio France, 116 avenue du président Kennedy, 75220 Paris cedex 16
sur le site internet de la station : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/radio/ecr/
en téléphonant aux relations auditeurs (3230) ou directement au 01 56 40 36 20
plus un petit email à Philippe Val : philippe.val@radiofrance.com


La fin de certaines émissions et de chroniques sur France Inter est une bien mauvaise nouvelle.
Non pas l'arret de celle d'Yvez Calvi, qui était ennuyeuse à mourrir, mais la fin des chroniques de Didier Porte et de Stéphane Guillon, de l'émission "Et pourtant elle tourne".
L'impertinence, la différence font de France Inter une radio qu'il est bien agréable d'écouter en ces temps politiques obscures.
Sauf que, le controle de la presse par nos gouvernants et leurs leurs amis, vient faire de gros dégats dans cette radio et dans notre démocratie.
J'aimais me dire ces matins que, tant que j'écoutais, sur France Inter, des chroniques dénonçants avec humour et finesse, la plupart du temps, les dérives du pouvoir actuel, je vivais encore dans un pays libre...
Sur le site intenet "Pour une radio publique indépendante", vous pouvez signer une pétition en ligne.
Un rassemblement est prévu jeudi 1er Juillet à 18h devant la maison de la presse à Paris et devant le slocale sde France bleu en province.

mercredi 27 janvier 2010

Liberté d'expression menacée...


Alain Garigou, professeur de sciences politiques, est attaqué en justice par Patrick Buisson, conseiller du président de la république pour avoir tenu les propos suivants à son égard au sujet des sondages payés par l'Elysées :

« L’Elysée défend le choix d’OpinionWay par Patrick Buisson [directeur de Publifact et conseiller du Président, ndlr] pour la rapidité des études Internet. Or, ils oublient de préciser que les sondages en ligne sont surtout réputés pour être moins chers ! Pourquoi l’Elysée paie beaucoup plus cher en passant par lui au lieu de les acheter à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy. ».

La Fondation Copernic lance un appel, signé par 100 universitaires pour soutenir M. Garigou et montrer leur détermination à continuer à dire ce qu'ils pensent, ne craignant pas les plaintes déposées au tribunal par des personnes de pouvoir (politique et économique, malheureusement souvent trop liés !) et revendiquent leur liberté d'expression.

lundi 7 décembre 2009

Simples volontaires ou milice ?

Sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, on peut lire un article au sujet du recrutement de citoyens volontaires pour aider la police nationale, le député européen du PG estime qu'il s'agit d'une milice :
"Lisez cet extrait du discours de N. Sarkozy : « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s'appuieront sur des "volontaires citoyens de la police nationale", c'est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. » Il s’agit là du système expérimenté par Silvio Berlusconi en Italie et que l’on appelle « les chemises jaunes » du nom de la couleur de la chemise de ces miliciens. Ainsi Nicolas Sarkozy a l’ intention de créer des milices et personne ne dirait rien ? Avez-vous bien lu ? Dans votre quartier, certains habitants du quartier auront des fonctions de police, ce qui est déjà incroyable mais de surcroit ils auront ce pouvoir dans le quartier lui-même. Qui peut être d’accord avec ça ? Imaginez-vous concrètement ce que cela veut dire comme pouvoirs exorbitants accordés à ces personnes ? Il faut rapidement que nos parlementaires et nos élus locaux s’opposent à cette absurdité. Les milices locales sont la fin du maintien de l’ordre républicain. Aucune des imperfections et lacunes béantes de ce dernier ne justifie que l’on régresse à cette logique milicienne qui va déclencher des abus prévisibles et des inquisitions intolérables dans un pays libre."

Qu'en pensez-vous ? Y voyez-vous aussi un risque de dérive vers une milice sarkozienne ?

jeudi 22 octobre 2009

France : 43ème


Dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières, la France, ce grand pays des droits de l'homme, figure au 43ème rang entre le Surinam et le Cap Vert, loin derrière le Danemark, l'Irlande, la Suède mais devant l'Italie, l'Espagne, l'Iran et la Corée du Nord ! La France était 11ème en 2002, elle s'est faite doublée depuis par le Mali, le Ghana, l'Afrique du Sud...
Visiblement, notre pays engrange beaucoup de points grâce aux nominations au sein du CSA effectuées par notre cher président et grâce aux "mises en examen, placements en garde-à-vue et perquisitions dans les médias", ainsi qu'aux "ingérences des autorités politiques, notamment du chef de l’Etat", et également grâce au fait que "la protection du secret des sources n'est toujours pas garantie au pays des droits de l'homme" , sans oublier Hadopi.
Je ne connais pas les conditions exactes dans lesquelles est fait ce classement mais je trouve cela inquiétant, pouvions-nous nous attendre à mieux compte tenu du personnage auquel les français ont remis le pouvoir exécutif ?...

mercredi 15 juillet 2009

A Montreuil, la police vise les manifestants à la tête


Entre deux voyages à travers la France, j'en profite pour publier ce récit de Stéphane Gatti au sujet des agissements de la police lors d'une manifestation à Montreuil, ça fait froid dans le dos...


"Le matin du mercredi 8 Juillet, la police avait vidé une clinique occupée dans le centre-ville. La clinique, en référence aux expériences venues d'Italie, avait pris la forme d'un "centro sociale" à la française : logements, projections de films, journal, défenses des sans papiers, repas... Tous ceux qui réfléchissent au vivre ensemble regardaient cette expérience avec tendresse. L'évacuation s'est faite sans violence. Les formidables moyens policiers déployés ont réglé la question en moins d'une heure. En traversant le marché le matin, j'avais remarqué leurs airs affairés et diligents.

Ceux qui s'étaient attaché à cette expérience et les résidents ont décidé pour protester contre l'expulsion d'organiser une gigantesque bouffe dans la rue piétonnière de Montreuil.

Trois immenses tables de gnocchi (au moins cinq mille) roulés dans la farine et fabriqués à la main attendaient d'être jetés dans le bouillon. Des casseroles de sauce tomate frémissaient. Ils avaient tendu des banderoles pour rebaptiser l'espace. Des images du front populaire ou des colonnes libertaires de la guerre d'Espagne se superposaient à cette fête parce que parfois les images font école. J'ai quitté cette fête à 20h en saluant Joachim.

A quelques mètres de là, c'était le dernier jour dans les locaux de la Parole errante à la Maison de l'arbre rue François Debergue, de notre exposition sur Mai 68. Depuis un an, elle accueille des pièces de théâtres, des projections de films, des réunions, La nuit sécuritaire, L'appel des Appels, des lectures, des présentations de livres... Ce jour-là, on fermait l'exposition avec une pièce d'Armand Gatti « L'homme seul » lu par Pierre Vial de la Comédie Française et compagnon de longue date. Plusieurs versions de la vie d'un militant chinois s'y confrontent : celle de la femme, des enfants, du père, du lieutenant, du général, des camarades...

C'était une lecture de trois heures. Nous étions entourés par les journaux de Mai. D'un coup, des jeunes sont arrivés dans la salle, effrayés, ils venaient se cacher... ils sont repartis. On m'a appelé. Joachim est à l'hôpital à l'hôtel Dieu. Il était effectivement là. Il n'avait pas perdu conscience. Son visage était couvert de sang qui s'écoulait lentement comme s'il était devenu poreux. Dans un coin, l'interne de service m'a dit qu'il y avait peu de chance qu'il retrouve l'usage de son œil éclaté. Je dis éclaté parce que je l'apprendrais plus tard, il avait trois fractures au visage, le globe oculaire fendu en deux, la paupière arrachée...

Entre ces deux moments ; celui où je l'ai quitté à la fête aux gnocchi et l'hôtel Dieu que s'était-il passé ? Il raconte : Il y a eu des feux d'artifice au dessus du marché. Nous nous y sommes rendus. Immédiatement, les policiers qui surveillaient depuis leur voiture se sont déployés devant. Une minute plus tard, alors que nous nous trouvions encore en face de la clinique, à la hauteur du marché couvert, les policiers qui marchaient à quelques mètres derrière nous, ont tiré sur notre groupe au moyen de leur flashball.
A ce moment-là je marchais et j'ai regardé en direction des policiers. J'ai senti un choc violent au niveau de mon œil droit. Sous la force de l'impact je suis tombé au sol. Des personnes m'ont aidé à me relever et m'ont soutenu jusqu'à ce que je m'assoie sur un trottoir dans la rue de Paris. Devant l'intensité de la douleur et des saignements des pompiers ont été appelés.

Il n'y a pas eu d'affrontement. Cinq personnes ont été touchés par ces tirs de flashball, tous au dessus de la taille. Il ne peut être question de bavures. Ils étaient une trentaine et n'étaient une menace pour personne. Les policiers tirent sur des images comme en témoigne le communiqué de l'AFP :

Un jeune homme d'une vingtaine d'années, qui occupait, avec d'autres personnes, un squat évacué mercredi à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a perdu un œil après un affrontement avec la police, a-t-on appris de sources concordantes vendredi. Le jeune homme, Joachim Gatti, faisait partie d'un groupe d'une quinzaine de squatters qui avaient été expulsés mercredi matin des locaux d'une ancienne clinique. Ils avaient tenté de réinvestir les lieux un peu plus tard dans la soirée mais s'étaient heurtés aux forces de l'ordre. Les squatters avaient alors tiré des projectiles sur les policiers, qui avaient riposté en faisant usage de flashball, selon la préfecture, qui avait ordonné l'évacuation. Trois personnes avaient été arrêtées et un jeune homme avait été blessé à l'œil puis transporté dans un hôpital à Paris, selon la mairie, qui n'avait toutefois pas donné de précision sur l'état de gravité de la blessure."Nous avons bien eu connaissance qu'un jeune homme a perdu son œil mais pour le moment il n'y a pas de lien établi de manière certaine entre la perte de l'œil et le tir de flashball", a déclaré vendredi la préfecture à l'AFP.

La police tire sur l'image d'un jeune de 20 ans qui essayent de reprendre son squat. Et pour la police et les médias, cela vaut pour absolution, et c'est le premier scandale.
Faut-il rétablir la vérité sur l'identité de Joachim Gatti ne serait-ce que pour révéler la manipulation des identités à laquelle se livre la police pour justifier ses actes , comme s'il y avait un public ciblé sur lequel on pouvait tirer légitimement ?

Joachim n'a pas 20 ans mais 34 ans.
Il n'habitait pas au squat, mais il participait activement aux nombreuses activités de la clinique. Il est cameraman.
Il fabrique des expositions et réalise des films.
Le premier film qu'il a réalisé s'appelle « Magume ». Il l'a réalisé dans un séminaire au Burundi sur la question du génocide. Aujourd'hui, il participe à la réalisation d' un projet dans deux foyers Emmaüs dans un cadre collectif.

On devrait pouvoir réécrire le faux produit par l'AFP en leur réclamant de le publier. Il serait écrit :
Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans a reçu une balle de flashball en plein visage alors qu'il manifestait pour soutenir des squatteurs expulsés. Il a perdu un œil du fait de la brutalité policière.

Stéphane Gatti "

Pour envoyer un signe fraternel à Joachim Gatti, cinéaste :

http://jesigne.fr/pourjoachimgatti

lundi 18 mai 2009

"Sarkozy, je te vois !"

Un homme va être jugé mardi pour avoir porté atteinte à la tranquilité publique par la durée et la répartition de ses cris car il a dit "Sarkozy, je te vois, Sarkozy, je te vois !" en février 2008 dans la gare Saint Charles de Marseille lors d'un contrôle d'identité de deux jeunes.
Vous pouvez lire sur le site de Rue 89 le témoignage de cet homme en cliquant ici.
Une question me vient : Aurait-il mieux valu qu'il cri "Vive Sarkozy !" ? 
Les policiers l'auraient sans doute mieux pris mais quand aurait-il été de la foule ?!

Aussi ai-je envie d'ajouter que, selon l'AFP, le nombre de garde à vue a augmenté de 35% en 5 ans et que le nombre de prisonniers en France atteint des records ces dernières années, que Julien Coupat est toujours en prison avec un dossier vide car la loi Perben permet d'emprisonner une personne soupçonnée d'avoir commis des actes terroristes et cela toute une vie sans jamais être jugée !