vendredi 3 juillet 2009

Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex


Le CRIIGEN* a publié fin juin une étude dans le magazine "Toxicology" démontrant les effets néfastes du Roundup sur le système endocrinien. Cet herbicide de la firme Monsanto, à base de glyphoshate, perturbe l'action des androgènes et l'action et la formation des estrogènes.
"Les dommages sur l'ADN des cellules humaines commencent alors".
"Ces phénomènes ont été jusqu'alors sous-estimés car les producteurs de pesticides présentent majoritairement aux autorités des études avec le glyphosate seul, alors que le mélange commercialisé est bien plus actif", précise le CRIIGEN.
Rappelons qu'en juin le CRIIGEN et le MDGRF** avait demandé l'arrêt de la commercialisation de certains Roundup et que le ministère de l'agriculture l'a refusé.

*Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique
**Mouvement pour le droit et le respect es générations futures

mercredi 1 juillet 2009

France : Terre d'accueil ??

Voici le récit (reçu par mail) d'une mésavanture arrivée à Monsieur Yves.B :

"Honte et révolte sont les deux sentiments qui m'animent depuis vendredi dernier. Honte d'être français et révolte contre un pouvoir qui a comme ligne de conduite la répression dans tous ses états !
Les faits : Vendredi 10 avril , 14 heures, je suis à l'aéroport Charles de Gaulle venu accueillir notre amie brésilienne Solange.F qui vient passer trois semaines avec nous. C'est l'occasion pour elle de fêter son 40ème anniversaire et de prendre aussi des contacts professionnels en vue d'un post-doctorat. Solange est professeur-chercheur à l'Université Santa Cruz de Bahia.

L'avion s'est posé à 14 heures.
15 heures, Pas de Solange !
15h30, j'interpelle un policier et lui demande si tous les passagers sont sortis de la salle de débarquement. «Non, il y en a encore en salle de police !»
16h, inquiet, je demande à un douanier qui passait s'il veut bien me dire si Solange.F a quelque problème. Il revient dix minutes après: «la personne est retenue par la police parce qu'elle n'a pas tous ses papiers en règle. Vous devez vous rendre dans la zone de fret 1 à ZAPI 3»
Aucune indication dans la zone de fret 1 ne signale la ZAPI 3 ! Je finis par trouver. Là j'expose la situation et on me dit qu'on ne peut me donner aucun renseignement, les personnes détenues n'étant pas encore transférées en Zone de détention. Elle me donne un numéro de téléphone à appeler entre 19h et 20h et me fait comprendre que je ne peux rester là.
Vers 18h nous réussissons à avoir la ZAPI au téléphone «deux problèmes : "attestation d'hébergement non officielle et problème d'assurances."
Nous arrivons devant la grille de la ZAPI à 19h20. Là, «c'est fermé revenez demain matin à 8 h.»
Nous nous rendons à l'aéroport et nous demandons à voir l'officier de police de quart. Nous expliquons à un policier que nous n'étions pas au courant de l'attestation d'accueil délivrée par la mairie ou la préfecture mais que nous avons fourni une attestation d'hébergement sur papier libre.
L'officier de quart dit «impossible !»
Notre amie a été renvoyée dans son pays à 21 h 50 sans qu'on ait pu la voir !

Je suis révolté, non seulement par les conditions de détention, mais aussi par la désinvolture et le manque d'humanité qui ressort de cette lamentable affaire, et plus encore par la restriction de nos libertés individuelles qui découle des conditions de l'établissement de cette «attestation d'accueil» officielle qui est demandée par l'Etat français aux étrangers venant de l'extérieur de l’espace Schengen.

En effet renseignements pris, on demande l'avis d'imposition de la personne qui accueille, trois quittances d'électricité, une quittance de loyer, l'état de salubrité du logement et la photocopie de la pièce d'identité entre autres renseignements et 45 euros de timbres fiscaux. Et la mairie ou la préfecture peuvent ne pas autoriser l'accueil. La France a vraiment perdu son aura de «terre d'accueil».
N'avons-nous plus le droit de recevoir nos amis étrangers sans en demander l'autorisation ? C'est une restriction de plus de nos libertés individuelles."

lundi 22 juin 2009

Les Indiens d'Amazonie crient victoire


Source : cyber@acteurs

"Les Indiens d'Amazonie ont obtenu gain de cause. Après deux mois de bras de fer avec l'Etat, ils ont finalement obtenu que le Parlement abroge deux décrets loi sur l'exploitation des ressources d'Amazonie par des entreprises étrangères. Le président Garcia a fait machine arrière devant l'ampleur de la contestation.

Après plusieurs mois de lutte, les Indiens d'Amazonie sont reconnus dans leurs droits de protéger et d’exploiter leur terre,

« C'est un jour historique pour les peuples indigènes » affirment les Indiens du Pérou. Soixante-cinq ethnies d'Amazonie étaient mobilisées depuis le mois d'avril pour protéger leur terre. A l'origine de la crise, une loi adoptée l'année dernière et favorisant les investissements étrangers au Pérou, les textes autorisaient notamment l'exploitation des ressources naturelles d'Amazonie

Devant l'ampleur de la contestation le président péruvien a finalement fait son autocritique et dans la foulée le Parlement de Lima a abrogé, jeudi 18 juin, deux décrets controversés. En échange, la minorité indienne a accepté de lever ses barrages.

La volte face des autorités a permis de sortir d'une crise sanglante puisque 34 personnes au moins ont trouvé la mort dans les affrontements entre les forces de l'ordre et les Indiens d'Amazonie.

Le Premier ministre péruvien a d'ailleurs annoncé son intention de démissionner car il n'a pas su éviter le bain de sang. La région de Bagua où se sont déroulés les heurts reste malgré tout en état de siège et les charges sont maintenues contre 4 dirigeants de la minorité indienne entrés en clandestinité.

C'est la raison pour laquelle nous laissons la cyber @ction en ligne encore un peu pour ceux qui ne l'auraient pas encore faite : Pour participer un seul clic suffit."

jeudi 18 juin 2009

Rassuré(e) ?!

Voici un extrait du dernier bulletin du LEAP/E2020 :

"Ainsi, à ce stade de développement de la crise systémique globale, contrairement au discours médiatique et politique dominant actuellement, l'équipe de LEAP/E2020 n'envisage pas du tout de reprise après l'été 2009 (ni d'ailleurs dans les douze mois à venir) (1). Bien au contraire, du fait de l'absence de traitement de fond des problèmes à l'origine de la crise, nous considérons que l'été 2009 va voir la convergence de trois « vagues scélérates » (2) particulièrement destructrices qui traduisent la poursuite de l'aggravation de la crise et vont provoquer des bouleversements historiques d'ici les mois de Septembre/Octobre 2009. Comme c'est le cas depuis le début de cette crise, chaque région du monde ne sera bien entendu pas affectée de la même manière (3) ; mais, pour nos chercheurs, toutes sans exception connaîtront une forte dégradation de leur situation d'ici la fin de l'été 2009 (4).
Cette évolution risque ainsi de prendre à contre-pied nombre d'opérateurs économiques et financiers tentés par l'euphorisation médiatique actuelle.

Ce sont trois vagues particulièrement destructrices pour le tissu socio-économique qui vont converger au cours de l'été 2009, traduisant la poursuite de l'aggravation de la crise et entraînant des bouleversements historiques dès la fin de l'été 2009, en particulier des situations de cessation de paiement des Etats-Unis et du Royaume-Uni, tous deux au cœur du système global en crise :

1. La vague du chômage massif: trois dates d'impact qui varient selon les pays d'Amérique, d'Europe, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique .
2. La vague déferlante des faillites en série : Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes.
3. La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre et du retour de l'inflation. "


Des pesticides dans les urines des femmes enceintes



Des traces de pesticides ont été décelées dans les urines de femmes enceintes, dans certains cas longtemps après leur exposition, selon une étude publiée mardi par l'Institut de veille sanitaire (InVS).
Dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire, l'InVS cite une étude menée par une équipe de l'Inserm de Rennes à partir d'un échantillon de plus de 500 femmes en début de grossesse observée en Bretagne entre 2002 et 2006.
Les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux herbicides de la famille des triazines et aux insecticides organophosphorés, "potentiellement toxiques pour la reproduction et le neurodéveloppement".
L'atrazine et la simazine, de la classe des triazines, sont des herbicides interdits en France depuis fin 2003, mais "leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore très présents dans l'environnement", notent les chercheurs. Dans le monde, l'atrazine est "un des herbicides les plus utilisés", et des effets toxiques voire mortels sur l'embryon animal ont été rapportés, suite à une exposition prénatale.
Quant aux insecticides organophosphorés, d'usage agricole et non agricole, des effets neurotoxiques ont été observés pour des niveaux d'exposition modérés, voire faibles.
Selon les résultats de l'étude, des traces d'exposition à l'atrazine et à la simazine sont observées chez une minorité des femmes, mais chez une bonne partie d'entre elles pour certains métabolites. Les traces des insecticides organophosphorés, et notamment de certains métabolites communs à nombre d'entre eux, sont plus fréquentes et de niveaux plus élevés.
Selon les chercheurs, les taux de pesticides mesurés chez des femmes résidant en Bretagne restent inférieurs à ceux mesurés aux Pays-Bas et surtout aux Etats-Unis, particulièrement en Californie.

Pour en savoir plus : le résumé de l'étude sur le site de l'INVS :
http://www.invs.sante.fr/beh/2009/hs160609/version_francaise.htm#6

lundi 15 juin 2009

Stop EPR

Lundi 15 juin des partis politiques et des ONG : les Verts, NPA, Parti de gauche, Greenpeace, les Amis de la Terre, Cap21, Réseau sortir du nucléaire, les Alternatifs, Solidaires, Agir pour l'environnement, ATTAC demandent l'arrêt immédiat du programme de réacteurs nucléaires de troisième génération (EPR) ainsi que l'organisation d'un "réél débat démocratique" sur le nucléaire.
Extraits :
"Il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C'est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d'avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI)."
"Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le Parlement et le ministre de l'Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l'énergie doit être une affaire de citoyens."

jeudi 11 juin 2009

Pêches : conduites dangereuses


Greenpeace publie un nouveau guide pour la consommation de poissons.


Ce guide dresse, entre autres, une liste des poissons pour lesquels Greenpeace demande un arrêt de la commercialisation : thon rouge, empereur, flétan, grenadier de roche, grenadier bleu, lingue franche et lingue bleue, sabre noir, sebaste, requin (saumonette, siki, chien de mer, aiguillat, roussette, émissole, taupe...)

lundi 8 juin 2009

Offensive OGM


La Commission européenne a à examiner 109 demandes d'autorisation à l'importation de plantes transgéniques : maïs, coton, colza, betteraves sucrières, tournesols mais aussi pommes de terre et riz directement destinés à l'alimentation humaine.
Certaines de ces demandes seront soumises au vote des ministres de l'environnement des pays membres de l'UE dès le 25 juin prochain, une majorité des deux tiers est requise pour obtenir l'autorisation.
Les grosses multinationales de biotechnologies Monsanto, Pioneer, Syngenta, Bayer, BASF font des bénéfices énormes et espèrent continuer dans ce sens en investissant le marché européen !


Elections européennes

Les cinq euro-députés élus en région centre-massif-central le 7 juin 2009.