dimanche 7 février 2010

Loi bachelot ; recul sans précédent de notre système de santé

Tract rédigé par le Collectif de défense et de développement des services publics 23 au sujet de la li Bachelot :

La loi « Hôpital , Patients , Santé et Territoires » ( loi HPST) , dite loi Bachelot , promulguée en juillet 2009, va encore plus loin que les précédentes réformes qui ont déjà désorganisé l’Hôpital, la médecine de ville, réduit le remboursement des soins (forfait hospitalier, forfait pour les actes techniques lourds, forfait sur les consultations, franchises sur les médicaments, sur les actes paramédicaux infirmiers, kinés,…et les transports sanitaires, déremboursement de médicaments ou remboursement à 30%), source d’inégalités et de renoncements à se soigner pour les plus démunis, pour ceux qui en ont les moyens, c’est un recours accru aux assurances privées.
Son objectif est de changer en profondeur le Système de santé, de soins et de Sécurité
Social e pour le privatiser , elle ne voit plus la Santé que comme une marchandise, l'Hôpital comme une entreprise commerciale de production de soins et réduit le malade au tarif de sa maladie (T2A, tarification à l’activité).
Cette loi se met en place, fait voler en éclats le pacte social qui admettait depuis 1945 que
« chacun finance en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins ».

C’est moins de démocratie
- Les Agences Régionales d’Hospitalisation, ARH, deviennent des Agences Régionales de Santé, ARS, aux pouvoirs discrétionnaires renforcés et étendus. Elles seront le relais de la politique gouvernementale au niveau de la Région.
La création des ARS donne les outils juridiques et politiques pour imposer fermetures, concentrations, fusions d’Établissements de santé.
- Le Directeur d’ARS, « véritable Préfet de santé », nommé et révoqué par le Conseil des Ministres détient tous les pouvoirs sur l’offre de soins de la Région et ne rend des comptes qu’au Ministre.
- Le Directeur de l’Hôpital, nommé et révoqué par le Directeur de l’ARS, devient un vrai patron qui pourra n’avoir aucune compétence médicale, il arrêtera le projet médical de l’Hôpital, nommera les médecins responsables des structures de soin, assisté par le Président de la CME (Commission Médicale d'Établissement).
« Nous sommes en révolte parce que nous croyons que le pouvoir qu’ont les médecins de proposer un projet médical pour l’Hôpital ne leur appartiendra pas » (Professeur Bernard Debré, Chef du service d’urologie de l'Hôpital Cochin et député UMP de Paris).
- Le Conseil d’Administration de l’Hôpital disparait, transformé en Conseil de Surveillance. Le rôle des élus, des usagers et des personnels est réduit à des fonctions consultatives.

C’est moins de Service Public, moins de solidarité.
- Le fonctionnement de l’Hôpital est aligné sur celui de l’entreprise :
L'Hôpital sera alors géré comme une entreprise industrielle pour générer du profit et non selon les besoins sociaux ; le Directeur nommé par l’ARS sera un chef d’entreprise, il a les pleins pouvoirs sur les soins et la gestion ; rentabilité et productivité seront les premiers critères de fonctionnement ; des médecins recrutés par ce Directeur, pouvant être rémunérés à l’intéressement ; des contraintes de fonctionnement et de budget conduisant les Établissements hospitaliers à supprimer ou restreindre les activités sur des critères de rentabilité.

La T2A, est le système de tarification des soins généralisé en 2008 (Réforme Mattei « Hôpital 2007 »), c’est la tarification dite « à l’activité » : à chaque acte médical effectué correspond un tarif déterminé par l’État et remboursé par la Sécurité Sociale, ce tarif est le même pour le Public et pour le Privé.
Ce système est en fait biaisé, il peut classer dans un même groupe de tarification des pathologies graves et d’autres bénignes, il ne tient pas compte des différences de coût entre Public et Privé.
Si la T2A augmente bien le financement des cliniques, elle pénalise l’Hôpital Public en sous évaluant lourdement ses activités et donc son financement. Elle « oublie » de financer les missions de Service Public et pousse ainsi à privilégier le soin rentable.

Avec la T2A, il devient de plus en plus difficile pour l’Hôpital Public, malgré le
dévouement de tous ses Personnels, d’assurer sa mission d’accueil de tous les patients
et de toutes les pathologies pour des soins de qualité.

La loi HPST ne se soucie pas de répondre aux besoins des personnes et des Territoires.
- Aucune mesure n’est vraiment prise pour augmenter le nombre de professionnels de santé, ni pour remédier à leur inégale répartition sur tout le territoire.
- La loi ne reconnait pas la nécessité de maintenir un maillage suffisant d’Hôpitaux de proximité. La fermeture d’Hôpitaux publics se fera sur des critères qui seront liés à la rentabilité.
- Sous prétexte de réorganisation, la loi organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmiers et d’aides-soignants dans les Hôpitaux qui souffrent déjà de la pénurie de personnel.
- Le problème des dépassements d’honoraires n’est pas réglé.
- Les « Communautés Hospitalières de Territoire » (CHT), loin de répondre aux nécessaires
développements de complémentarités et de réseaux équilibrés entre les Établissements Publics, vont accentuer leur mise en concurrence, favoriser les regroupements au détriment des Hôpitaux de moindre taille qui, volontairement fragilisés, ne pourront plus satisfaire les besoins locaux et perdront ainsi une grande part de leur attractivité pour les professionnels de santé et les patients.
Tout pouvoir est donné au Directeur pour restructurer et pour décider des transferts de
services ou de matériels lourds entre les établissements membres des Communautés.
C’est l’Hôpital Public livré aux intérêts privés.
La volonté est bien de déshabiller l’Hôpital Public et d’ouvrir l’ensemble du Système de
santé au Privé. La loi Bachelot ne fait même plus la distinction entre Hôpitaux publics et cliniques privées à but lucratif, elle ne parle plus que d’Établissements de santé.

- Les « Groupements de Coopération Sanitaire » (GCS) auront pour rôle d’encourager les regroupements entre Hôpitaux publics et cliniques privées, y compris commerciales. L’entrée du privé à l’Hôpital est facilitée : transferts de services, aides à l’investissement, mises à disposition de patrimoines et d’équipements...
La plupart du temps, ces regroupements ont abouti à transférer au Privé les activités rentables (chirurgie, imagerie…) laissant au Public les spécialités couteuses.

- La loi Bachelot permet de confier des missions de Service Public à tout opérateur, y compris aux groupes financiers de la santé privée. Les cliniques pourraient alors bénéficier de fonds publics.

- La loi favorise aussi l’ingérence du Privé dans la formation initiale et continue.

- Les progrès des sciences et des techniques permettent de mieux prévenir et soigner les maladies, d’allonger l’espérance de vie ; il faut que ces progrès profitent à Tous.

- La politique de santé doit partir des besoins des personnes et des Territoires, privilégier
le Service Public solidaire, seul garant de soins de qualité pour Tous.

vendredi 5 février 2010

Le monde diplomatique : Article sur la décroissance

Le monde diplomatique publie sur son site internet un article rédigé par Eric Dupin datant d'Aout 2009 au sujet de la décroissance ici.

jeudi 4 février 2010

Guide OGM


Greenpeace publie un guide des produits avec ou sans OGM. La liste est malheureusement beaucoup plus longue pour les produits sans OGM. Peu de produits, autres que les produits labellisés AB, n'en contiennent pas.
La loi européenne prévoit que seuls les produits contenants plus de 0,9% d'OGM soient étiquettés.
Greenpeace a mené l'enquête pour plus d'informations et nous signale les produits fabriqués à partir d'animaux nourris aux OGM.
Vous pouvez le consulter ici.
Vous pouvez également lire un article de Greenpeace au sujet des "allers et retours de fonctionnaires européens entre des institutions européennes et le secteur privé" et l'augmentation des commissaires pro-OGM ici.

mardi 2 février 2010

Citation

"Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets."
Alfred Sauvy, économiste, démographe et sociologue français.

Rassemblement pour la radiothérapie à Guéret

Réunion publique : Quel avenir pour l'hôpital de Guéret ?
Samedi 06 Février
10 heures
Grande Salle de la Mairie de Guéret
entrée face à la Poste

Cette réunion est organisée par le syndicat CGT de l'hôpital et par le collectif 23 de défense et de développement des services publics.

Le centre de radiothérapie de Guéret est le seul de ce type en Creuse et est doté depuis peu d'un matériel perforament, malgré cela le ministère prévoit sa fermeture car il n'est pas assez rentable !

Vous pouvez signer la pétition de soutien à l'hopital publique français en ligne.

mercredi 27 janvier 2010

Liberté d'expression menacée...


Alain Garigou, professeur de sciences politiques, est attaqué en justice par Patrick Buisson, conseiller du président de la république pour avoir tenu les propos suivants à son égard au sujet des sondages payés par l'Elysées :

« L’Elysée défend le choix d’OpinionWay par Patrick Buisson [directeur de Publifact et conseiller du Président, ndlr] pour la rapidité des études Internet. Or, ils oublient de préciser que les sondages en ligne sont surtout réputés pour être moins chers ! Pourquoi l’Elysée paie beaucoup plus cher en passant par lui au lieu de les acheter à moindre prix directement ? Et pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy. ».

La Fondation Copernic lance un appel, signé par 100 universitaires pour soutenir M. Garigou et montrer leur détermination à continuer à dire ce qu'ils pensent, ne craignant pas les plaintes déposées au tribunal par des personnes de pouvoir (politique et économique, malheureusement souvent trop liés !) et revendiquent leur liberté d'expression.

mardi 26 janvier 2010

Thon rouge : espèce menacée...


Bruno Le maire, ministre de l'agriculture et de la pêche, invité à l'émission matinale de France 2 "Les 4 vérités" s'est fait remarqué par Greenpeace, d'après qui, il aurait énoncé 4 contre-vérités au sujet de la pêche du thon rouge.

La preuve en images ici : http://www.greenpeace.fr/thon-rouge/


Et bien, Monsieur le ministre, on connait pas son sujet ou bien on dit délibéremment des mensonges ?!!

Au moins qu'il ne réponde que c'est Greenpeace qui a tout faux...

jeudi 21 janvier 2010

En grève...


J'ai choisi d'être en grève aujourd'hui, parmis les revendications, deux m'ont particulièrement motivée :

- La réforme du recrutement des professeurs des écoles :
Le 13 novembre dernier, le ministre a annoncé un plan de réforme qui ne prend pas en compte les recommandations émises par un groupe de travail, les revendications des syndicats et surtout la dimension pédagogique de notre métier et la nécessité d'une formation poussée articulant savoirs disciplinaires, pédagogiques, didactiques et échanges avec les maitres formateurs. Vous pouvez lire un article sur le sujet sur le site du café pédagogique en cliquant ici.

- L'obligation de faire passer des évaluations nationales en CM2 en janvier :
La qualité des exercices est quasi-médiocre, la notation à la limite du ridicule, l'utilité pour l'enseignant nulle. De plus, en janvier, nous n'avons évidemment pas traité la totalité des programmes. Le collègue du très bon site bla-bla cycle 3 a rédigé un texte ironique sur le sujet (cliquez ici).
Un collègue haut-viennois a d'ailleurs était suspendu car il refusait d'appliquer le protocole, une pétition de soutien est en ligne ici.

Conférence-débat

Conférence-Débat : La décroissance en débat ?
Jeudi 28 janvier à 20h30
à Limoges, salle Jean-Pierre Timbaud
avec Jean-Jacques Gouguet,
Professeur à la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de Limoges


"La décroissance serait-elle, alors, la solution ? Mais qu’est-ce, au juste, que la décroissance ? Faudrait-il plutôt parler de croissance sélective, ou de croissance sobre, ou encore de croissance durable ? En quoi la décroissance peut-elle être une promesse de mieux vivre pour l’Homme ? Constitue-t-elle ou non une menace pour l’emploi ? Comment une politique de décroissance pourrait-elle être déclinée localement, en particulier dans les régions ?"
Suite à sa conférence, organisée par Europe Ecologie, J-J Gouguet répondra aux questions du public.
(Je regrette juste la date et l'heure retenues !)

Au fait, il en pense quoi notre cher président de la décroissance : la réponse en images ici !

Vous pouvez lire une interview de Serge Latouche sur Basta ici.

Vous pouvez télécharger les CAHIERS DE L’INSTITUT D'ÉTUDES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES POUR LA DÉCROISSANCE SOUTENABLE de juillet 2009 ici.

samedi 9 janvier 2010

Recyclons, c'est bon pour la planète !


Le 5 mai 2009, nos grands défenseurs de l'environnement et de la santé humaine qui nous dirigent ont fait passer un décret en faveur du recyclage, et pas n'importe quel recyclage : celui qui autorise l'utilisation des matériaux et des déchets provenant de l'activité nucléaire dans la fabrication des métaux, plastiques et ciments utilisés dans la fabrication des biens ménagers et des produits de constructions. Bonne nouvelle, non ?! On ne savait pas quoi faire des substances, les enfouir, faire des remblais, les laisser dans la nature, les envoyer dans d'autres pays... Non bien sûr : recyclons, ça sauve la planète !
Si malgré tout certains doutent du bien fondé du décret, soyez rassurés : les aliments, les cosmétiques, les parures, les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux ont obtenu une dérogation et seront exemptés de produits issus du nucléaire.
Au passage, l'autorité de sureté nucléaire a bien été consulté, elle a donné un avis défavorable rappelant que la loi du 26 juin 2006 sur la gestion des matériaux et déchets radioactifs interdisait "la dilution comme mécanisme d'élimination", mais le gouvernement a fait fi de cette position conservatrice!
La CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) dénonce ce décret et a déposé un recours pour excès de pouvoirs devant le conseil d'Etat en juillet 2009, vous pouvez télécharger sur leur site des modèles de lettres à envoyer au grand défenseur de l'environnement, et à ses collègues, la vendeuse de vaccins et à la garante de la croissance.